Durabilite

Un pionnier du bien-être animal et de la production durable

L’industrie avicole européenne montre l’exemple

Ces dernières années, les consommateurs accordent une attention toute particulière aux modèles de production alimentaire. Ils sont davantage sensibles au bien-être animal ainsi qu’à une production durable. L’industrie européenne avicole est en mesure de répondre à ces attentes. Les acteurs de la filière se sont engagés à améliorer et à respecter de façon permanente les bonnes pratiques d’élevage et la préservation des territoires. De nombreux progrès ont été réalisés à ce sujet et les normes actuelles qui s’appliquent à la viande de volaille européenne font parties des règlementations les plus strictes au monde.

Le bien-être des animaux pour une viande de meilleure qualité

La priorité numéro 1 pour l’Union Européenne

Des normes universelles, fondées sur la science, garantissent que l’aviculture répond aux mêmes exigences minimales dans tous les États membres. Il existe une législation particulièrement détaillée dans ce domaine. De plus, chaque pays peut adopter des réglementations encore plus strictes. 

En Europe, les volailles de chair sont élevées en poulaillers, au sol et non en cages tel qu’on l’entend souvent. Cela permet aux volailles de se déplacer librement et de répondre à leurs besoins naturels tels que picorer, gratter et prendre des bains de poussière. En Europe, les volailles sont élevées sur une surface contenant une densité maximale d’animaux de 33 kgs par mètre carré et cette densité n’est atteinte que vers la fin de la phase d’élevage. Conformément à la directive (CE) 2007/43 de la Commission Européenne, une dérogation peut être accordée jusqu’à 42 kgs mais avec des exigences et des contrôles très stricts. 

Dans les élevages, les animaux disposent d’un accès permanent à l’eau potable et à leur nourriture. Le sol est recouvert d’une litière en matière naturelle et ils bénéficient d’un rythme de vie naturel grâce à un éclairage naturel ou artificiel. La circulation et la qualité de l’air, la teneur en poussière et l’humidité font l’objet d’une surveillance constante afin de garantir des conditions d’élevage optimales et adaptées à chaque espèce.

Le bien-être des animaux reste encore et toujours la priorité des éleveurs grâce à leur connaissance approfondie des soins à prodiguer et à une longue expérience du milieu animalier. Les aviculteurs veillent à inspecter leurs élevages au moins deux fois par jour et s’assurent du respect des règles d’hygiène. 

Les lois européennes concernant la santé des animaux stipulent que les bêtes doivent recevoir des aliments adaptés à leur espèce et à leur âge. Une alimentation de qualité est également primordiale, et ce dans l’intérêt du consommateur, car elle a une influence considérable sur la qualité de la viande. Les autorités européennes contrôlent régulièrement la production et le stockage des matières premières aux différents stades de la chaîne de production. 

Les ingrédients végétaux tels que le blé, le maïs et le soja représentent la part la plus importante de l’alimentation des animaux. En plus de ces ingrédients végétaux, les animaux reçoivent des compléments alimentaires tels que les vitamines et les minéraux bénéfique pour leur santé. 

Toutes les volailles d’un élevage sont contrôlées deux fois par jour. Tous les ajustements des conditions environnementales, tels que les changements de température ambiante, doivent être entièrement enregistrés. Il est important de noter que les antibiotiques ne sont administrés que si les volailles sont malades et sur prescription d’un vétérinaire mais jamais à titre préventif. Le secteur de la volaille européenne s’est engagé à une utilisation responsable des antibiotiques, ce qui signifie les utiliser le moins possible tout en garantissant le bien-être des animaux. 

Certains pays membres de l’UE ont élaboré des plans complets pour réduire l’utilisation d’antibiotiques et ont obtenu des résultats indéniables :  

– la France a réduit son utilisation d’antibiotiques de 55% pour les poulets de 2011 à 2019, 

–  les Pays Bas ont réduit son utilisation de 74% pour les poulets de 2009 à 2017;  

– L’Italie quant à elle l’a réduite de 82% pour les poulets de 2011 à 2018.  

– Entre 2011 et 2018 en Allemagne, l’utilisation d’antibiotiques a diminué de plus de 57%.  

Entre 2014 et 2017, dans le secteur de la volaille, l’utilisation d’antibiotiques a été réduite de 15% pour les poulets et de 25% pour les dindes. 

Si son usage est inévitable, comme pour toutes les autres prises de médicaments, il doit y avoir un délai suffisant avant l’abattage pour s’assurer que ces médicaments ne sont plus présents dans la viande. 

En cas d’épidémie de maladies hautement contagieuses telles que la grippe aviaire, l’UE a élaboré un plan d’urgence. Cela implique une détection précoce de maladies, des contrôles et des mesures pour prévenir l’infection. Chaque État membre évalue le risque individuellement et met en place des mesures appropriées. 

Celles-ci consistent principalement en diverses méthodes de contrôle visant à restreindre la circulation des marchandises et des personnes dans les zones réglementées et à prévenir la propagation de la maladie. En outre, des mesures de biosécurité accrues sont mises en œuvre sur l’ensemble de la chaîne de production. 

En Europe, l’utilisation d‘hormones de croissance en production avicole est strictement interdite. Le respect de cette interdiction est régulièrement contrôlé de manière inopinée par échantillonnage aléatoire.

Une charte stricte a été établie pour favoriser le bien-être de l’animal lors de son transport, de l’élevage à l’abattoir. Par exemple, les animaux doivent être en parfaite santé et les réglementations strictes sur la place dont disposent les volailles et la durée du transport doivent être respectées. En général, les animaux ne doivent pas rester sur la route plus de 12 heures. 

L’expertise et le comportement responsable du personnel qui intervient dans le processus de production est un autre facteur déterminant. 

Des règles d’hygiène s’appliquent à l’ensemble du processus de production, de l’abattage à la transformation jusqu’à la commercialisation : chacune de ces étapes et l’équipement utilisé à chacune d’entre elles, doivent répondre à des normes élevées. Les entreprises sont tenues d’appliquer les procédures basées sur HACCP. Le respect des exigences en matière de bien-être et d’hygiène des animaux est contrôlé par un vétérinaire qui effectue de nombreux contrôles avant et après l’abattage. 

Avant l’abattage, tous les animaux sont étourdis pour éviter toute douleur, souffrance ou stress. Le vétérinaire et leurs assistants sont présents à l’abattoir tout au long de la journée pour superviser les opérations. De plus, qu’elle soit réfrigérée ou congelée, chaque unité d’emballage doit être étiquetée à la sortie de l’abattoir ou de l’usine de transformation, de manière à pouvoir être tracée. 

Mise en place de mesures visant à la protection des ressources écologiques et des territoires de façon durable

Les aviculteurs européens attachent une grande importance à la préservation des ressources naturelles telles que l’eau, le sol et la qualité de l‘air. L’Union Européenne a mis en place des réglementations strictes quant au contrôle de niveau d’émissions environnementales dans la production de viande de volaille. Ces exigences s’appliquent à la fois aux élevages et aux abattoirs. 

En outre, le secteur avicole européen est toujours à la recherche de moyens pour réduire l’impact environnemental de la production et utilise les dernières technologies de pointe pour la protection de l’environnement. 

La viande de volaille a un très bon impact environnemental par rapport à de nombreuses autres productions agricoles. Une des raisons à cela est la conversion optimale des aliments, qui est associée à des émissions plus faibles.  

Un kg de nourriture peut produire 1,4 kilogramme de viande de poulet et 2,6 kilogrammes de viande de dinde. En outre, la superficie requise pour produire un kg de viande de poulet n’est que de huit mètres carrés. 

Par ailleurs, les producteurs de volaille européenne mettent en place de façon permanente des mesures pour réduire la consommation d’énergie dans les élevages, assistés par ordinateur. De nombreux élevages produisent leur propre énergie grâce à la mise en œuvre de systèmes photovoltaïques ou de biogaz. 

Par rapport à d’autres aliments, l’empreinte carbone relative à la production de viande de volaille est très faible. Seuls 4,22 kgs de CO2 sont produits par kilogramme de viande4. 

L’élevage de volaille est également en avance sur les habitudes de production liés d’autres types de viande en termes de consommation d’eau : entre 2 390 et 3 900 litres d’eau sont nécessaires pour produire un kilogramme de viande de volaille. Les producteurs veillent à optimiser l’utilisation de l’eau pour éviter le gaspillage. 

La production d’ammoniac est inévitable en élevage avicole, mais dans de moindre proportion comparée à d’autres secteurs agricoles. Les aviculteurs européens limitent cette exposition excessive grâce à une alimentation adaptée, une litière suffisante et une ventilation optimisée. 

Utilisé comme engrais, le fumier de volaille améliore les propriétés du sol. Cela est principalement dû à sa forte teneur en azote. L’enrichissement se produit lorsque l’ammoniac se dissout dans l’eau et est converti en nitrate, un nutriment végétal riche, dans le sol. Les excréments de volaille sont donc un bon substitut aux engrais artificiels. Les aviculteurs européens veillent à ce que la quantité introduite dans le sol corresponde à sa capacité d‘absorption. 

La mise en place de labels, de nouvelles initiatives pour améliorer le bien-être animal

Les consommateurs européens et les membres de l’AVEC sont favorables à un étiquetage («UE» ou «non-UE») pour tous les produits de volaille à travers tous les canaux de distribution (distributions, cantines, restauration, etc.). En outre, de nombreux pays se sont organisés pour introduire leur propre système d’étiquetage ou de certification afin de garantir des normes encore plus élevées.